Perles d'Afrique

Perles d'Afrique

Joyeux Nol tous et toutes...une attente...aujourd'hui plus que jamais

Une attente dans un désert froid.

 

Le froid et le désert habités par l’amour

Ressemblent à une nuit étoilée en plein jour.

Fruit d’un rêve, d’un retour en soi,

La patience l’emporte même sans un toit.

 

Le chemin fut-il incertain se peuple de rencontres

La musique des mots échangés s’envole vers les nuages

Le monde se concerte puis accueillir comme c’est l’usage

L’espoir d’une nuit à venir, d’un enfant à naître.

 

Auront-ils aperçu, filante sur les chemins de l’exil

La comète toute de promesse voilée,

Montrant presque du doigt, un pays de fraternité

Oubliée sous les tentes et les trottoirs de nos villes.

 

Un tunnel sans mur apparents, limité par les interdits :

De rejoindre sa famille, de choisir son pays,

De vouloir étudier ou ne serait-ce qu’apprendre à lire,

Un peu de liberté, une maison, un travail. Loin du délire.

 

La lumière est souvent au plus profond de l’humain

Rage de survivre, à défaut de pouvoir dire.

Un sourire, tendre la main : à tous un langage commun.

Egalité dans l’espérance d’un petit enfant à venir.

 

Femmes enceintes pour attendrir l’autorité en dérive.

Mineurs sans charbon, de toutes couleurs et horizons

Croissance trop rapide devant la dureté des soupçons

Maturité forgée à l’enclume des écumes submergeant leur navire

 

Un enfant. Un testament. Une promesse. Statistique en baisse.

Ne ferait-elle plus recette la tendresse ?

Faudra-t-il en voir mourir toujours plus pour en accueillir un ?

Faudra-t-il fermer nos frontières à tous ces Syriens, ces Erythréens ?

 

A tous ces Somaliens, ces Maghrébins, ces Géorgiens, ces Roumains ?

A tous ces Nigériens, ces Maliens, ces Mexicains ; ces Humains?

A tous ces gens qui viennent de rien pour offrir un exemple de vie

Dans la morosité de nos existences rarement épanouies.

 

Une attente dans un désert froid.

Une icône, une famille déjà étrange, et étrangère

Pas un idéal rodé, pleine de failles et sans un toit

Porteuse d’un petit roi, et aussi de leurs misères.

 

Il vient encore car il en va ainsi des grands espoirs.

Dans le silence de nos Capitales scintillantes d’artifices

Une joie s’élèvera. Faire surgir la vie de l’accueil du Fils,

Croyant relève la tête pour voir la comète ce soir !

 

Un signe, même de croix, ne peut nous absoudre de nos choix

Celui du soir de Noël qu’il redevienne fraternel

En exil aujourd’hui, il revient nous parler ; Il est leur voix

Dans le silence et le refus d’un partage universel.

 

A toi petit enfant, palestinien, israélien que diras-tu

Aux cœurs des rois et présidents à genoux devant toi

Oubliant ceux qui errent dans le noir ? Tu es vivant, leur diras-tu ?

Que  me diras-tu à moi aussi qui accepte leur désespoir?

 

Une attente dans un désert froid

Une promesse vécue dans un puits de tendresse.

Ce soir là devra ouvrir nos cœurs sur la joie ;

Chaque sourire sur la vie en exil…comme une caresse.

 

 

Laurence 12/12/2016

j'ai écrit ce texte pour l'anniversaire de M. Aimée

ce qui nous unit est douceur, foi et ouverture;  alors je vous l'offre aussi, je vous les offre!



17/12/2016
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