Perles d'Afrique

Perles d'Afrique

Automne

Un tunnel en or passe au-dessus de ma tête

S’élève un parfum d’humus chaud et humide

Qui taquine mes narines

Les kilomètres s’effacent et se rappellent au passé du sol foulé

Le vent court ailleurs et le canal se métamorphose

En miroir qui aspire la flore et ses géants

Un lit de roseaux se penche vers les eaux,

Elégante révérence

La cime des érables et des Hêtres asticote les fonds

 

Je ne sais plus si je traverse ce paysage coloré

Ou si c’est lui qui vient m’envelopper à chaque pas

 

Quelques cris envahissent les espaces

Laissés vides dans les charmilles

Mésanges, petit chant,

Poules d’eau, appel strident,

Elles arrachent des notes éparpillées à la mélodie du silence

Le noir du terreau se colle aux semelles

Les aide à rebondir sur les harmonies

 

Le chemin s’enfonce dans les bois

Les senteurs se font plus savoureuses

Tièdes et rousses à la fois

Il gravit de petites collines

Puis serpente les étangs

Deux cygnes repoussent un tapis

Flottant de lentilles d’eau vert délavé

Nage sans éclat, douceur de vivre à deux

Un train passe sans siffler,

Manque à l’histoire, à l’oreille

 

Le trajet habituel me retrouve

L’autre m’avait un peu détournée

Les pas se font plus assurés

Presque plus rapides en reconnaissant leurs traces

Tunnel qui repasse au-dessus de ma tête

Voûte blonde, réconfort.

C’est l’automne.



27/10/2019
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