Perles d'Afrique

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déplacés malien en danger d'humanitaire!

Situation en Algérie/réfugiés maliens

Déplacés maliens , un cris contre l’humanitaire faussement urgentiste…

Le ministère des affaires étrangères algérien considère que 30000 réfugiés maliens se trouvent sur son territoire. 1500 sont répertoriés par le HCR au niveau du camp de Tinzawatine à la frontière sud de l’Algérie. Deux chiffres qui ne se ressemblent pas. Il est bien difficile d’avoir un juste aperçu de la situation.

Le contexte aujourd’hui : en mars, le froid est omniprésent au nord et le sud est balayé par les vents encore chaud. Le désert offre peut d’opportunités ni de nourriture ni de travail car la demande est devenue très forte. Les réfugiés doivent compter sur l’aide humanitaire du croissant rouge organisé par le gouvernement algérien. Et attendre une amélioration de la situation dans leur pays pour espérer y retourner.

Cependant, Tinzawatine et Tamanrasset restent des routes de passage de migrants plus ordinaires, voir de « commerçants/migrants », des habitués du voyage qui apportent de la marchandise ou convoient des humains vers une manne hypothétique au nord. Ceux-ci drainent déjà dans leur sillage des hommes, des femmes et leurs enfants alléchés par les promesses d’une meilleure situation à venir : promesse de maison que donneraient le HCR aux réfugiés, d’école pour les enfants dans le privée, payée par des associations, d’argents donné par ces mêmes organisations plus ou moins étrangères et  non reconnues par l’Etat.

Des familles entières, vêtues de leur pagnes africains, ou de leur melehfa coloré, un short et un tee short sur la peau des garçons, habitué à une vie de désert ou de brousse, cultivateur ou éleveur patient, mère qui ne connaissent que la langue de leur village se déplaçant avec plusieurs enfants que seul le soleil a bercé jusque là, migrent vers les villes du nord . Là les attendent le froid, les maladies hivernales, une langue voir deux qu’ils et elles ne maitrisent pas s’ils les connaissent un peu (arabe et français). Comment pourraient –ils apprendre sur les bancs de ces écoles sans comprendre ? comment survivre dans la rue ? le désert au moins offraient le sable doux et la tente protectrice. Le climat y était semblable, peut-être plus aride mais proche de celui de leur pays, de leur village.

Faut-il parler d’aide humanitaire ? Les aides mal réfléchies, urgentistes sans les compétences qui l’accompagnent ne font qu’attirer des populations fragiles dans des conditions de vie létales. Peut-on considérée meilleure une baraque de briques et de cartons comme abri contre la pluie et le froid par rapport aux  tentes des camps du sud , même au soleil brulant ? Tout devient dépendance : pas de vêtements de froid, maladies pulmonaires et grippes, pas d’argent pour payer les médicaments, faiblesses pour trouver du travail, pas de compétences pour le travail offert au nord, pas d’accés à des écoles de semblable niveau qu’au pays de départ.

Il nous apparait aujourd’hui que les initiatives qui pourraient partir de bonnes intentions sont souvent irréfléchies et conduisent les personnes qui bénéficient de leur aide dans des situations pires que celles qu’ils et elles ont quittées. Et souvent sans espoir de retour ; les dernières économies étant passées dans le transport de toute la famille vers le nord.

Sans coordination, sans humble reconnaissance de non compétences en la matière, l’aide humanitaire n’est plus qu’un leurre qui profite aux passeurs et aux associations qui en vivent. Il est temps de réveiller les membres de nos institutions et de nos églises qui œuvrent   dans ce sens sans se soucier des conséquences de leurs actions ; pour qui le taux de dépenses est le seul critère de réussite de leurs actions. Des Hommes, des femmes et de plus en plus d’enfants sont victimes de telles façons de penser et d’agir plus qu’ils n’en sont bénéficiaires ; mais aucun ne pourra porter plainte. Ils continueront à croire que l’aumône qui leur est faite peut leur sauver la vie. La situation de survie dans laquelle ils se trouvent ne leur donne pas le luxe d’une autre forme de réflexion.

Nous ne disons pas que quiconque le peut n’est pas en devoir d’aider ces réfugiés. Mais il est préférable de confier l’aide financière ou nutritionnelle disponible à ceux et celles qui peuvent le mieux aider les populations maliennes présentent dans le sud algérien. Unir les forces et les moyens pour permettre une action coordonnée et efficace, soucieuse du réel bien être des personnes et de leur avenir qui est surement un retour dans leur pays. Il ne s’agit pas d’aide aux migrants, mais d’une aide à personne déplacée. Cela ne se gère pas de la même façon. Personne ne peut dans le monde aujourd’hui s’improviser dans l’aide massive d’urgence sans être vite débordé ou passer à coté de conséquences néfastes d’une action éphémère sans aucune vision d’avenir. Le contexte socio culturel de ces personnes doit aussi être pris en compte. Bien des paramètres qui ne peuvent pas être évacués.

 

 laurence mars 2013



21/03/2013
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