Perles d'Afrique

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Un rêve pour Ouagadougou

Et si les Ouagalais se tournaient vers les vélos ou scooters électriques !

Il y a quelques jours, profitant de mon séjour à Paris, j'ai visité le salon « Pour une planète durable ! ». J'ai été impressionné par les vélos électriques qui y étaient présentés et que l'on pouvait essayer. Le soir, en rentrant, grâce au moteur de recherche Google, j'en savais beaucoup plus sur ces vélos. J'ai appris qu'en Chine, de nombreuses villes ont abandonné les vélomoteurs et les motos polluantes en se tournant vers les vélos et les scooters électriques. Et j'ai fait un rêve ! Si Ouagadougou faisait de même !


Le matin,
à l'entrée de Ouagadougou En
ville, un parking de motosOn appelle parfois Ouagadougou, la capitale des 2 roues ! De fait, le nombre des vélos et des petites motos qui y circulent est impressionnant. Comme en témoignent les photos ci-contre. Mais, beaucoup de ces motos sont très polluantes. Et de fait, il est urgent, de faire quelque chose pour réduire la pollution de Ouagadougou. Or une solution existe. Il suffit de se tourner vers la Chine pour s'en rendre compte ! Un article du site « Aujourd'hui la Chine » en témoigne.

La Chine est sûrement le pays où circulent le plus de vélos ou scooters électriques. Il y en aurait, à ce jour, plus de 120 millions. C'est ce que nous pouvons lire sur le site « Aujourd'hui la Chine ».

« Shi Zhongdong, patron de l'entreprise du Vaillant Cheval, ne jure que par une seule monture: le vélo électrique. Ce vélo qu'il exporte : « c'est l'avenir, c'est pratique, c'est propre, c'est économique ».

 

 

En
Chine, un scooter électrique Un
vélo électrique chinois (puissance : 25  watts)Rien qu'en Chine, ils sont des dizaines de millions à partager le point de vue du fondateur de la Hanma Electric Bicycles, à Tianjin, à 120 km de Pékin. Ces dernières années, la bicyclette électrique a semblé éclore par génération spontanée: "ça a explosé depuis 2006", confirme Shi. Il y en aurait aujourd'hui 120 millions en circulation, selon des estimations. "Je déjoue les embouteillages", s'exclame en riant un Pékinois, avant de redémarrer prestement à un carrefour, avant même que le feu ne passe au vert.

Pas de plaque, pas de permis, pas de casque

Dans ses ateliers vieillots et glacials, les exemplaires s'alignent: de la bicyclette à assistance électrique aux engins ressemblant à de petits scooters. Ceux-là, ils sont nombreux dans les rues de Pékin, dépassant les 35 km/h, sans plaques ni obligation de permis de conduire, une aubaine dans une ville qui restreint sévèrement la circulation des scooters et motos.

Shi est néanmoins ravi d'exporter 30% de sa production vers différents pays asiatiques, dont l'Inde, l'UE et le continent nord-américain. » (Fin de citation)

 

 

Parking
de vélos à OuagaAinsi, ce fabricant ne semble pas exporter ses vélos ou scooters vers l'Afrique. Pourtant, ils seraient très utiles au Sahel, et notamment à Ouagadougou. Et pourtant, ils ne sont pas chers ! Avec des batteries au plomb, plus lourdes (mais trois fois moins chères que des batteries au lithium : 40 euros contre 120), un tel vélo est vendu 176 euros en Chine. Si on ajoute le transport vers l'Afrique, (environ 1 500 dollars pour un chargement de 80 vélos), nous avons à l'arrivée un vélo pour 200 euros environ. A cela, il faudra ajouter le bénéfice de l'importateur, du détaillant et les taxes éventuelles de l’État (mais l’État aurait intérêt à laisser entrer ce type de produit hors taxe, car il diminuera la dépendance énergétique et la pollution). Ce qui nous fait un tel vélo ou scooter entre 200 000 et 250 000 F CFA (voire 300 000 F pour un scooter).

 

Après le prix de revient est très faible : Le coût de recharge est identique (environ 1€ pour faire 1000 km – soit l'équivalent d'un vélomoteur ou d'une moto qui consommerait un litre de carburant pour 1 000 km). Sans doute un peu plus pour les scooters électriques. Mais on peut dire que les dépenses d'énergie sont divisées par 20. Bien sûr, il faudra changer les batteries tous les deux ou trois ans. Mais il semble bien que cela ne dépassera pas les dépenses d'entretien d'une moto ordinaire.

Si ces vélos se répandent en dehors des villes, on devra se tourner vers le solaire. On verra sans doute apparaître un nouveau métier (tout au moins un nouveau service) dans les villages : le chargeur de batteries de vélo à partir de plaques solaires. Mais comme les panneaux solaires on maintenant une durée de vie de 25 ans, cela ne devrait pas augmenter le prix de l'énergie de façon très significative. Par contre cela permettra aux états du Sahel de réduire leurs dépenses énergétiques.

Et si l'heure du solaire avait sonnée pour le Burkina et le Sahel ?

Paris, le 7 avril 2011
Maurice Oudet
Président du SEDELAN



12/04/2011
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